Rez-de-Chaussée

  • Lucius Munatius Plancus

    Lieutenant de Jules César pendant la conquête des Gaules, Proconsul de la Gaule chevelue, il fonde en 43 av. J.-C. la colonie romaine de Lugdunum (Lyon.)

  • L'Empereur Claude

    L'Empereur Claude (Tiberius Claudius Caesar Augustus Germanicus) est le quatrième empereur romain de la Gaule, et le premier à être né hors d'Italie, à Lugdunum (Lyon). Il étend la citoyenneté romaine à de nombreuses cités dans les provinces, notamment en Gaule où il est né, faisant entrer des provinciaux aux Sénat romain. Reconnaissants, les délégués des nations gauloises font graver son discours sur une table de bronze," la Table claudienne".

  • Giovanni Da Verrazzano

    Né à Lyon de l'union d'Alessandro di Bartolommeo da Verrazzano et de Jeanne de Gadagne, il passe toute sa jeunesse dans la ville, y revenant plusieurs fois au cours de sa brève mais aventureuse existence. Sa parenté avec la riche famille Gadagne expliquerait le soutien financier indéfectible que lui procura le banquier Thomas Gadagne (probablement son oncle) dans ses expéditions. Missioné par François Ier pour explorer la zone comprise entre la Floride et Terre-Neuve afin de trouver un accès donnant sur l'océan Pacifique, il découvre le 17 avril 1524 la baie de New York, qu’il nomme « Nouvelle-Angoulême» en l'honneur du Roi (comte d'Angoulême). Les américains honorent l'italo-lyonnais dès 1944 en donnant son nom au plus long pont suspendu du monde.

  • Thomas Gadagne

    Formé au métier de la banque à Florence par la Famille Pazzi, il fonde ensuite à Lyon son propre établissement financier et devient l'homme le plus fortuné de la ville. Il est reconnu comme le plus important marchand d'épices de l'époque. Il prête largement à différents rois de France pour les soutenir dans leurs opérations militaires en Italie et finance une expédition vers le nouveau monde.

  • Sebastien Gryphe

    Il est reconnu comme l’un des plus grands imprimeurs de son époque. Il a régné en maître sur l’édition lyonnaise pendant près de vingt ans. Introducteur du livre de poche en France, ami de Rabelais et d'Erasme, il contribue à faire de Lyon un des centres majeurs de diffusion et de rayonnement des idées humanistes.

  • François Rabelais

    Écclésiastique, médecin à l'Hôtel Dieu à Lyon, penseur majeur de la Renaissance et écrivain. Il publie à Lyon, pétrie d'humanisme, ses oeuvres principales, Pantagruel, Gargantua, le Tiers Livre et la Quart Livre. Sa liberté joyeuse à l'égard des formes canoniques, l'étendue, la richesse et l'inventivité de son lexique en font l'un des précurseurs du roman moderne.

  • Philibert de l'Orme

    Né à Lyon, il est l'un des architectes majeurs de la Renaissance au sein de laquelle il incarne le goût français. Il revendique à cet effet le titre de "Le Lyonnais" en réaction gallicane au panitalianisme de l'heure. Il a édifié pour Catherine de Médicis le Palais des Tuileries, la galerie de Chenonceau, de nombreux châteaux dont celui de Fontainebleau, une partie du Louvre, ainsi que des immeubles dans le Vieux Lyon. On lui doit aussi le tombeau de François Ier à Saint-Denis.

  • Louise Labé

    Louise Labé est née et a vécu toute sa vie à Lyon. Elève de Maurice Scève, elle forme avec lui et Pernette du Guillet l'Ecole Lyonnaise qui marque la poésie amoureuse de la Renaissance. Elle revendique pour la femme l'indépendance de pensée, la liberté de parole amoureuse et le droit à l'éducation. Elle lègue aux pauvres de Lyon sa fortune considérable à sa mort.

  • Horace Cardon

    Originaire d'Aragon et devenu l'un des grands imprimeurs-libraires lyonnais en raison de son compagnonnage avec les Jésuites dont il publie les oeuvres dans le monde entier. Son imprimerie située au coin de la rue de la Monnaie et de la rue Mercière est la plus fréquentée de Lyon. Ayant bravement et victorieusement défendu la ville contre la Ligue, il est anobli en 1605 et devient seigneur de la Roche, puis échevin de Lyon. Son nom, accolé à Roche, donnera Rochecardon.

  • Claude François Menestrier

    Né à Lyon, Jésuite, il enseigne notamment au collège de la Trinité en Presqu'île. Théologien reconnu, philosophe des images, il prône une esthétique de l'esprit incarné qui préfigure le goût français du Grand Siècle. Expert en symbolique et en héraldique, il est un grand organisateur d'événement et de fêtes. On lui doit l'organisation des fêtes royales et la création d'un ballet lors du passage de Louis XIV à Lyon en 1658.

  • Antoine Coysevox

    Né à Lyon, sculpteur et portraitiste du roi Louis XIV, dont la hardiesse et la virtuosité baroques s'opposent au classicisme de Girardon, il incarne le Goût français. Il collabore avec Le Brun et Mansart pour la décoration de Versailles. On lui doit le tombeau de Mazarin à l'Institut et nombre de médaillons et bustes de Louis XIV. Le plus célèbre est le médaillon de la victoire qui se trouve à Versailles au Salon de la guerre.

  • Étienne Turquet

    Marchand d'origine piémontaise, il installe à Lyon un important négoce de mercerie et tissus. Associé à Barthélémy Naris, il obtient de François Ier en 1536 des exonérations qui permirent l'implantation à Lyon du tissage de la Soie. L'objectif du roi, fortement impliqué dans les guerres d'Italie, est de briser le monopole commercial d'un de ses ennemis. Ils sont ainsi à l'origine de l'industrie qui fit pendant quatre siècles la fortune et la renommée de Lyon.

  • Pierre Poivre

    Né à Lyon, il fait ses études au séminaire des Missions étrangères. Lors d'une mission épique d'évangélisation en Chine, il est emprisonné à Canton et perd un bras sur le chemin du retour. Installé en Cochinchine, il découvre les vertus de la muscade et de la girofle. Il en accomode des plants transportés clandestinement sur l'Ile de France (Ile Maurice actuelle). Ayant contribué à casser le monopole hollandais sur les épices et à étendre le rayonnement de la Compagnie française des Indes Orientales, il est fait intendant de l'Archipel des Mascareignes. De retour à Lyon, il se livre à la critique de l'esclavagisme et des outrances coloniales.

Niveau 1

  • Jeanne Barret

    Née en Saône et Loire, au nord de Lyon, elle entre au service du docteur Philibert Commerson, qui lui apprend le métier de botaniste et en fait sa maîtresse. Pour contourner une ordonnance interdisant la présence de femmes à bord des navires du Roi, elle embarque déguisée en valet et prend part ainsi à l'expédition de Bougainville. Elle devient de ce fait la première femme à avoir fait le tour du monde en bateau.

  • Sully Prudhomme

    René François Armand Prudhomme dit Sully Prudhomme est l'un des poètes les plus fameux de son temps qui, en 1901, reçut le premier Prix Nobel de littérature. Avant de rencontrer la gloire littéraire avec des vers délicatement parnassiens et intimistes (Les Solitudes en 1869) ou philosophiques (La Justice en 1878), ce parisien a passé une grande partie de son enfance sur les pentes de la Croix Rousse à Lyon. Les exécuteurs testamentaires de celui qui aimait se dire "Lyonnais de la Croix Rousse" ont fait réaliser une sculpture du poète installée depuis 1914 Place Bellevue, en contre bas du Gros Cailloux.

  • Joseph Marie Jacquard

    Né à Lyon, fils de canut « maître-fabricant », il exerce de nombreuses professions dont certaines sont liées à la soie, mais également à l'imprimerie. Ayant étudié seul la mécanique, il met au point, en 1801, le métier à tisser Jacquard, dit métier Jacquard, utilisant des cartes perforées pour lever les fils de traîne.

  • Jean Baptiste Say

    Né à lyon, dans une famille d'industriels huguenots. Fervent lecteur de Smith dont il répand les idées, il est considéré comme le premier grand économiste classique français. Libéral, on lui doit notamment la "loi de Say" ou "loi des débouchés" selon laquelle l'offre crée sa propre demande, permettant ainsi au marché de s'auto-réguler.

  • Laurent Mourguet

    Né à Lyon, d'abord ouvrier canut puis arracheur de dents forain. Pour distraire ses patients de la douleur, il réinterprète en marionnettes le personnage de Polichinelle. Abandonnant les tenailles, il crée son propre duo de personnages : Guignol le canut et son compère Gnafron le "regrolleur" (cordonnier). Anarchiste jovial avant l'heure, impertinent et volontiers gouailleur, il incarne l'esprit populaire lyonnais. Devant le succès rencontré, il installe son castelet (théâtre) au Café du caveau, place des Célestins, inventant ainsi le premier café théâtre.

  • Benjamin Delessert

    Naturaliste, botaniste, industriel, homme d'affaires né à Lyon. Témoin de la révolution industrielle anglaise et fervent partisan des idées modernes, il introduit la machine à vapeur dans les usines familiales et met au point avec Queruel le procédé Bontemps pour l'extraction du sucre de betterave. Homme politique engagé dans l'action sociale, l'importation en France du modèle anglais des caisses d'épargne lui vaut le titre de "père des ouvriers". Il crée une filature de coton à Lyon. Il est cousin de Louis Say (qui devient BEGHIN SAY).

  • André Marie Ampère

    Né à Lyon. De la philosophie, "seule science importante" selon lui, à l'électrodynamique, il a exploré tous les champs du savoir. Introducteur des mathématiques dans la physique de son temps, on lui doit l'essentiel du lexique de l'éléctromagnétisme dont il fonde la théorie. Il est l'un des soixante-douze savants dont le nom est incrit sur la tout Eiffel. Créateur du solénoïde, du télégraphe électrique et de l'électroaimant, son nom a été donné à l'unité internationale de l'intensité du courant électrique.

  • Juliette Récamier

    Née et élévée à Lyon, femme d'esprit et salonière du Directoire à la monarchie de Juillet, fidèle amie de Madame de Stael, elle en partage le peu d'inclination pour Napoléon. Adepte de l'Antique, de "l'étrusque" ou du "grec" elle en impose le goût. On appelle "récamière" une banquette à deux accoudoirs sans dossier en son honneur. Son influence est notable dans la diffusion du goût sous l'Empire.

  • Barthélémy Thimonnier

    Né près de Lyon, fils d'un industriel du coton, il y entre au séminaire avant d'adopter le métier de tailleur. On lui doit l'invention de la machine à coudre dont il dépose le brevet en 1830 et qu'il nomme "couseuse à fil continu".

  • François Barthélemy Arlès-Dufour

    Élu à 35 ans à la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, il joue un rôle de premier plan tant sur le plan industriel, organisation du chemin de fer Lyon-Paris, initiateur du Canal de Suez, que sur le plan financier, création du Crédit lyonnais en 1863, et sur celui de l'humanisme. Il fonde la Ligue Internationale et Permanente de la Paix avec le journaliste Émile de Girardin et le pacifiste Frédéric Passy. Il contribue de même au développement du Saint-simonisme en France avec pour maxime: « Toutes les institutions sociales doivent avoir pour but l'amélioration du sort moral, intellectuel et physique de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre ».

  • Paul CHENAVARD

    Peintre de l'Ecole de Lyon, penseur de la mouvance spiritualiste hégélienne, il est l' ami de Delacroix et fréquente le salon littéraire de Berthe de Rayssac. Adepte de l'art philosophique, Il avait pensé la décoration du Panthéon, commandée par Ledru-Rollin, comme "palingénésie universelle", synthèse synchrétique et encyclopédique de l'Histoire de l'humanité. Mais la commande fut annulée et les cartons préparatoires sont au musée des Beaux-Arts de Lyon.

  • Clairville

    Louis -François Nicolaïe, d'abord acteur et régisseur de théâtre lyonnais, est plus connu sous le pseudonyme de "Clairville". Sous ce nom, il fut un des librettistes les plus prolifiques du XIXème siècle. On lui attribue plus de six cents oeuvres dont quatre-cent-cinquante furent publiées et jouées, ce qui lui valut le titre de "Alexandre Dumas de l'opérette". On lui doit notamment Les Cloches de Corneville, encore représentées actuellement.

  • Claude Bernard

    Né près de Lyon, médecin physiologiste, partisan de l'approche positiviste, il est le fondateur de la médecine expérimentale et de la biologie moderne. On lui doit notamment la découverte de la fonction glycogénique du foie et celle de l'influence de l'insuline sur le diabète. Il reçoit de nombreux prix (de l'académie des Sciences et de l'académie de Médecine). Son épouse est à l'origine de la fondation de la S.P.A. Le pôle scientifique des universités lyonnnaises, Lyon I, est appelé Université Claude Bernard en son honneur.

  • Henri Germain

    Né à Lyon, banquier et financier de premier plan, homme politique discret mais influent, sa vie se confond en grande partie avec le Crédit lyonnais, banque dont il a été l'un des fondateurs et le principal animateur de 1863 jusqu'en 1905. Il est l'auteur de la "Doctrine Germain", qui prône la stricte séparation des banques de dépôt et des banques d'affaires pour limiter les prises de risques excessives en termes d'investissement. Il fut le premier président de la Société d'enseignement professionnel du Rhône, fondée par Arlès-Dufour.

  • Julie Victoire Daubié

    Première femme française ayant obtenu le droit de se présenter au Baccalauréat à Lyon en 1861, son inscription ayant été refusée par l'Académie de Paris et la première à l'obtenir le 17 août 1861. Eminente latiniste, elle fut aussi, le 28 octobre 1871, la première femme reçue licencié ès Lettres de la Sorbonne, malgré l'interdiction de se présenter aux cours. Ardente Saint-Simonienne, elle milite pour l'instruction des femmes et est l'auteur d'un ouvrage de référence La femme pauvre au XIXème siècle en 1844.

  • Pierre Marie Bossan

    Né à Lyon, grand prix de Rome en 1850, élève de Labrouste. De retour d'un voyage initiatique en Italie du Sud, fasciné par l'art byzantin, il entreprend de créer un style "gréco-romano-gothique" et devient l'un des plus grands architectes écclésiastiques de son époque. Son oeuvre la plus connue est la Basilique de Notre Dame de Fourvière. Il a aussi réalisé le Couvent de la Visitation, achevé en 1854, qui accueille aujourd'hui Fourvière Hôtel.

  • Clair Tisseur

    Né à Lyon, écrivain et architecte. Il a construit plusieurs églises de la région et la mairie du 2e arrondissement de Lyon. Fondateur et unique membre en 1879 de l'Académie du Gourguillon. Passionné par Lyon, il a collaboré à de nombreux journaux et a notamment publié Vieilleries lyonnaises en 1879, le Très humble traité de phonétique lyonnaise en 1885, et le célèbre Littré de la Grand'Côte en 1894, dictionnaire du parler canut, riche d'anecdotes et d'expressions oubliées, sous le pseudonyme de Nizier du Puitspelu.

  • Émile Guimet

    Industriel lyonnais (il reprend la Société Pechiney créée par son père, créateur du Bleu Guimet, le bleu outremer artificiel), ethnologue et collectionneur d'objets d'art, il s'est passionné pour les civilisations qu'il a étudiées au cours de nombreux voyages, en Egypte et au Japon notamment. Il fonde le musée Guimet, conçu comme une "usine scientifique" à Lyon d'abord, puis à Paris. Ses collections d'Extrême-Orient ont donné naissance au Musée National des Arts Asiatiques.

  • Ernest Chantre

    Naturaliste, archéologue et anthropologue lyonnais, spécialiste du Caucase, de l'Arménie et de l'Anatolie, sous-directeur du Museum d'histoire naturelle de Lyon, il fonde la Société d'anthropologie de Lyon. Il était également photographe.

  • Louis Jean-Baptiste Lépine

    Né à Lyon, avocat et homme politique français, préfet de police de la Seine, inventeur de la brigade criminelle. On lui doit aussi les "hirondelles" (brigades cyclistes), les bornes police-secours, les sens uniques et les passages piétons. Il fonde en 1901 le célèbre Concours Lépine (concours français d'inventions), pour venir en aide aux quincaillers et fabricants de jouets dont l'activité est alors en crise.

  • Lucien Bégule

    "Peintre de verre" (maître verrier), photographe et archéologue lyonnais, il est l'une des figures majeures de l'histoire de l'art du vitrail. Il crée l'Atelier de Choulans dans la propriété familiale. Sa maîtrise technique, son goût de l'innovation lui ont valu d'être primé lors des expositions universelles de Paris de 1889 et 1900. Il a collaboré avec Bossan et fut un proche des frères Lumière.

  • Nizier Anthelme Philippe

    Dit aussi Maître Philippe de Lyon, il fut un célèbre thaumaturge et occultiste lyonnais, adepte du Martinisme, courant de pensée ésotérique judéo-chrétienne. Très en vogue auprès de la famille impériale russe, le Tsar Nicolas II lui décerne le titre de Docteur en médecine et l'élève au grade de général en 1901. Il repose au cimetière de Loyasse à Lyon.

  • Pierre Babolat

    Né à Lyon. Un an après l'invention officielle du tennis, en 1875, il crée les premiers cordages de raquette, en boyaux naturels, à la demande de l'anglais Bussey. Jusque là, l'entreprise de la famille Babolat était spécialisée dans la transformation de boyaux de moutons pour la charcuterie, les cordes à instruments musicaux et les ligatures chirurgicales. L'activité restera confidentielle jusqu'aux exploits en Coupe Davis, dans les années 1920, des Mousquetaires français, les premiers «vrais champions de tennis de l'ère moderne». Pionnière du sponsoring moderne, l'entreprise créée par Pierre Babolat est actuellement numéro 1 de la vente de cordages et numéro 2 de la vente de raquettes.

  • Jean-Joseph Carries

    Sculpteur, céramiste et modeleur né à Lyon , fort admiré et reconnu à la fin du XIXème siècle. Animé d'une "frénésie de bien faire", dans une inspiration mêlant naturalisme et symbolisme, il propose des figures hybrides, qui donnent à son oeuvre une tonalité onirique et mélancolique. Son Faune, 1893, est exposé au Musée d'Orsay.

  • Hippolyte Flandrin

    Né à Lyon, il est l'élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres. Après avoir obtenu le premier grand prix de Rome de peinture en 1832, il part pour la Villa Médicis. Il peint des tableaux devenus célèbres comme Jeune berger assis (1835, Musée des Beaux Arts de Lyon) ou Jeune homme nu assis au bord de la mer (1837, Musée du Louvre), Napoléon III (1862, Musée du château de Versailles) et connaît un grand succès comme portraitiste. Dans le même temps il peint des décors d’églises qu’on lui commande. Surnommé le « nouveau Fra Angelico » , il est considéré comme un personnage central du renouveau de la peinture religieuse au XIXème siècle.

  • Xavier Privas

    Né à Lyon. Chansonnier sous le pseudonyme de Xavier Privas, poète, goguettier et compositeur, il reçoit le titre flatteur mais peu rémunérateur de "Prince des Chansonniers" par ses pairs en 1899. Il avait, dit-on, "un cœur de midinette dans le corps de Porthos". Soucieux de conserver vivace la chanson française, il fonde la Chanson pour tous, dans le but d'enseigner au grand public les vieux chants de France.

  • Frères Lumière

    Les frères Lumière ont déposé plus de 170 brevets, essentiellement dans le domaine de la photographie. Ils sont considérés comme les inventeurs du cinéma en tant que spectacle photographique en mouvement projeté devant un public assemblé.

  • Louis Lumière

    Industriel et photographe lyonnais, Louis Lumière est l'inventeur du Cinématographe qui succède au Kinétographe d'Edison, avec son frère Auguste qui lui en a toujours attribué la paternité. Il réalise en 1895 Le Jardinier, qui deviendra L'Arroseur arrosé, considérée comme la première fiction photographique animée.

  • Auguste Lumière

    Chimiste et biologiste lyonnais, a laissé son nom à nombre de médicaments et procédés encore en usage en médecine, dont le tulle gras. Il invente, avec son frère Louis, les plaques photographiques instantanées, les Plaques Etiquette Bleue, commercialisées en 28 formats, et qui firent leur fortune. On leur doit aussi le procédé de photographie couleur qu'ils baptisent l'Autochrome. Fascinés par le Kinétographe d'Edison, ils révolutionnent le mécanisme d'entraînement de la pellicule en s'inspirant de la machine à coudre de leur mère. Ils sont ainsi les initiateurs du Cinématographe, qui permet la projection en public de l'image animée.

  • Hector Guimard

    Né à Lyon, architecte et décorateur, il est l'une des figures de l'Art Nouveau. Il a réalisé entre autres les marquises du Métro de Paris.

  • Famille Gillet

    La famille Gillet est une dynastie familiale de l'industrie textile, pionière dans l'introduction de la chimie dans cette industrie.

  • François Gillet

    Né dans les Monts du lyonnais, il est une figure emblématique du catholicisme social, incarnant l'esprit et le dynamisme des industriels lyonnais du XIXème siècle. Il met au point un nouveau procédé chimique permettant d'obtenir un noir au chatoiement jugé sans égal, le noir impérial, sommet de la mode sous le second Empire. Grâce à cette innovation, l'affaire passe de 70 à 350 salariés en trois ans, de 1850 à 1853, puis à 1200 en 1870. Il participe à un bouleversement de la profession de teinturier en passant d'une palette de matières végétales, animales et minérales, à l'usage de la chimie.

  • Joseph Gillet

    Né à Lyon, il transforme la maison familiale de son père François en une très grande entreprise, débordant les frontières, et où les textiles artificiels tels que la soie artificielle ou viscose prennent une place de plus en plus grande. Il joue également un rôle décisif dans la création de l'École de chimie industrielle de Lyon, en 1883.

Niveau 2

  • Tony Garnier

    Né à Lyon, Tony Garnier a révolutionné l'architecture du début du XXème siècle en concevant l'immeuble comme un élément à part entière de la cité. Il est en ce sens le premier architecte urbaniste. Très tôt sensibilisé au problème du logement social par ses origines canuses, il travaillle au projet d'une cité industrielle d'inspiration futuriste lors de son séjour à la Villa Medicis, après son prix de Rome en 1899. Il a réalisé la grande halle des abattoirs lyonnais, le stade de Gerland et le quartier des Etats-Unis à Lyon.

  • Laurent Bonnevay

    Né près de Lyon, "avocat des vieux travailleurs et des femmes délaissées", Laurent Bonnevay fut une figure majeure de la vie politique lyonnaise et nationale du XXème siècle, républicain modéré "mais non modérément républicain", il fit partie des quatre-vingts députés qui refusèrent de signer la délégation de pouvoirs au Maréchal Pétain en 1940. Garde des Sceaux en 1948, père de la première loi sur le logement social, il créa en 1972 les H.B.M. (Habitations Bon Marché), puis H.L.M. du Rhône, actuellement l'OPAC. Le boulevard périphérique de Lyon porte son nom.

  • Antoine Mathias

    Né à Lyon, ingénieur diplômé de l'École Centrale de Lyon, Major de sa Promotion 1891, Chef d'entreprise, Juge puis Président du Tribunal de Commerce de Lyon de 1926 à 1933, il est le grand-père de Jean Luc Mathias, concepteur des èhôtels-Lyon.

  • Valentine de Saint-Point

    Arrière-petite-fille de Lamartine, née à Lyon, cette femme de lettres et d'esprit fut une figure importante de la Belle Époque. Écrivain, poetesse, peintre, dramaturge, critique d'art, chorégraphe, conférencière, journaliste, et féministe, elle est la première femme à traverser l'Atlantique en avion. Convertie à l'Islam, elle s'installe au Caire et y vit de consultations d'acupuncture et de radiesthésie jusqu'à sa mort. Elle est inhumée au cimetière du Caire.

  • Gabriel Voisin

    Né près de Lyon, dans une famille d'industriels de la fonderie. Il fut un ingénieur novateur et prolifique dont les idées révolutionnèrent l'aéronautique civile et militaire naissante, comme l'automobile. On lui doit notamment le premier vol expérimental d'un hydravion, Le Canard, en 1905 et l'invention des charpentes tubulaires métalliques qui succèdent au bois jusque là utilisé. Les voitures présidentielles françaises furent souvent des Voisin durant les années vingt.

  • Ninon Vallin

    Joséphine-Eugénie, dite "Ninon", née près de Lyon, fut une cantatrice lyrique "soprano". Premier prix de Conservatoire de Lyon en 1906, elle mena sous l'égide de Debussy une carrière internationale. Engagée dans les opéras du monde entier, fascinant l'Amérique du Sud elle est la créatrice du Conservatoire de Musique de Montevideo en 1953. De retour à Lyon après ses adieux à la scène à soixante-et-onze ans, elle enseigne l'art lyrique au Conservatoire de Lyon jusqu'à sa mort.

  • Blanc et Demilly

    Antoine Demilly forma avec son beau-frère Théo Blanc un duo de photographes dont la signature est incontournable dans l'histoire de la photographie. Leur complémentarité et leur capacité d'innovation technique leur valurent le respect et l'amitié des plus grands de leur époque, dont ils réalisèrent le portrait. Utrillo ou Picasso, Herriot, Les Frères Lumière fréquentèrent assidûment la galerie qu'ils ouvrirent rue Carnot. Blanc & Demilly ont laissé dans tous les intérieurs bourgeois lyonnais trace de leur passage en immortalisant durant toute leur carrière les palpitants événements qui jalonnent une existence: baptême, première communion, fiançailles, mariage… Leur association a pour origine leur union respective, chacun à une fille d’Edouard Bron qui en avait deux.

  • Pierre Scize

    De son vrai nom Michel-Joseph Piot, il fut un chroniqueur judiciaire de premier plan pour le Figaro, couvrant les grands procès de l'épuration, ceux de Pétain ou de Nuremberg, puis les grandes affaires criminelles de l'après-guerre, celles de Petiot ou l'affaire Dominici. Après des études d'art dramatique au conservatoire de Lyon, une amputation due à une blessure pendant la Grande Guerre le contraint à abandonner sa vocation théâtrale. Il doit cependant à la ville son nom de plume, en souvenir du quai éponyme.

  • Antoine de Saint Exupéry

    Né à Lyon, il fait son baptême de l'air dans le Bugey en 1912. Écrivain et poète, cet aviateur, pionnier de l'Aéropostale, assure les liaisons avec Saint Louis du Sénégal. Parallèlement il publie des romans et essais s'inspirant de ses expériences d'aviateur, dont Vol de Nuit ou Terre des Hommes. Il est l'auteur du Petit Prince, conte plein d'humanité au succès mondial. Son avion disparaît en mer lors d'une mission de reconnaissance en Provence.

  • Henri Cochet

    Né au Tennis Club de Lyon dont son père était secrétaire, Henri Cochet est un autodidacte qui forgea sa technique en jouant avec sa sœur. Surnommé Le Magicien, il fait partie des Quatre Mousquetaires (Borotra, Brugnon, Cochet et Lacoste) qui dominèrent le tennis mondial entre les années 20 et 30. Numéro 1 mondial en 1928, il remporta en simple sept tournois du Grand Chelem et six Coupes Davis, de 1927 à 1932.

  • Jean Boiron

    Docteur en pharmacie, il crée à Lyon La Pharmacie Homéopathique Rhodanienne, qui deviendra, en fusionnant avec Les Laboratoires Homéopathiques Modernes, Les Laboratoires Boiron. En 2003, Boiron devient le numéro 1 mondial de l'homéopathie.

  • Jacqueline Delubac

    Née à Lyon, cette actrice et élégante de l'entre-deux-guerres représentait la quintessence du chic parisien. Sacha Guitry, qui fut son Pygmalion, l'épousa en troisièmes noces soulignant qu'ayant le double de son âge, il était juste qu'elle devînt sa moitié. A sa mort, en 1997, elle légua à sa ville natale une collection considérable d'art moderne et contemporain.

  • Marcel Teppaz

    Technicien et mécanicien lyonnais, il a eu l'idée de remplacer l'entraînement mécanique par manivelle des phonographes par un petit moteur électrique. Il invente ainsi à Lyon, en 1941, le tourne-disque. Il est seul sur le marché français à fabriquer ce produit. Au début des années 50, il met au point l'électrophone portatif. Le Teppaz, produit industriellement ensuite à la Croix-Rousse, devient l'élément indispensable des surprises-parties des années soixante-dix. Son modèle Oscar lui vaut en 1962 l'Oscar de la meilleure entreprise française, vendu à des millions d'exemplaires et exporté dans le monde entier.

  • Pierre Grivet

    Né à Lyon, élève du Lycée du Parc et Normalien, il fut l'un des pionniers de l'optique électronique. Très tôt remarqué par des maîtres prestigieux, on lui confie rue d'Ulm la mission de réaliser un microscope électronique, pour enrayer la supériorité et les avancées allemandes en la matière, alors incontestées. Il en livre le premier modèle en 1944 à l'institut Pasteur. Ses recherches en éléctrophysique et électromagnétique feront ensuite autorité jusque dans les années soixante.

  • Henri Grouès, dit l’abbé Pierre

    Né à Lyon, dans le quartier alors populeux de la Guillotière, Henri Grouès, dit l'Abbé Pierre, fut une des figures marquantes de l'action caritative et sociale du XXème siècle. Frère Mineur, il garde la cape de la tenue de l'ordre, et résistant de la première heure, il arbore jusqu'à la fin de sa vie le béret des maquisards. Révolté par la misère des démunis de l'Après-guerre, il accède à la députation en 1949, fonde les communautés Emmaüs et obtient suite à son appel du 1er février 1954 un collectif budgétaire pour le logement social. Son action et son exemple ont inspiré la création des Restaurants du Coeur par Coluche, et nombre de mouvements caritatifs se réclament de son inspiration.

  • Antoine Riboud

    Industriel et homme d’affaires lyonnais, il est le fondateur du Groupe Danone, mondialement connu. Initiateur de la fusion entre la Verrerie Souchan-Neuvesel et les Glaces de Boussois, l’ensemble devient BSN. Il réalise plus tard la fusion entre BSN et Gervais Danone, qui constituera le Groupe Danone. Son souci constant de ne jamais séparer progrès économique et progrès social le fait considérer comme un patron de gauche. Il fut l'un des promoteur ardents du concept de développement durable.

  • Frédéric Dard

    Né près de Lyon, Frédéric Dard a grandi dans le quartier des Brotteaux et fait au journal Le Mois à Lyon ses premières armes de journaliste. Il s'adonne ensuite à sa passion de l'écriture sous divers pseudonymes, inspiré par le roman noir américain, notamment celui de Peter Cheyney. Dès 1949, avec Règlez-lui son compte! publié sous le nom de plume de San-Antonio, il entame une carrière d'écrivain prolifique, parallèle à celle du sémillant commissaire et de son adjoint Bérurier. Cent-soixante-quinze aventures seront publiées. Il fut également auteur dramatique, collaborant fidèlement avec Robert Hossein, scénariste et dialoguiste de films.

  • Maurice Jarre

    Né à Lyon, il se destine d'abord à une carrière d'ingénieur avant de rencontrer l'objet de la passion de sa vie : "le son". Brillant percussionniste, il devient le plus important compositeur de musique de scène et de cinéma français de la deuxième moitié du XXème siècle. Triplement oscarisé pour Lawrence d'Arabie, en 1962, Docteur Jivago en 1965 et La Route des Indes en 1984, on lui doit en particulier la célèbre Chanson de Lara.

  • Jacques Deray

    Né à Lyon d'une famille d'industriels lyonnais, Jacques Desrayaud, devenu Jacques Deray fut un réalisateur prolifique qui a marqué le cinéma policier durant la deuxième moitié du XXème siècle. Choisi par Delon pour être son réalisateur attitré, depuis La Piscine en 1969, il a fait tourner et dirigé les plus grands acteurs de son époque. Il a adapté à l'écran les plus grands noms du polar français, de Simenon à Manchette. Ses amis Bertrand Tavernier et Thierry Frémaux ont créé en son honneur le Prix Jacques-Deray du film policier français en 2005.

  • Christian Marin

    Né à Lyon, cet acteur au physique atypique fut l'un des grands seconds rôles du cinéma et de la télévision française de la fin du XXème siècle, avouant toutefois une préférence marquée pour le théâtre où il interpréta plus de quarante rôles, tant classiques que boulevardiers. Maréchal des Logis Albert Merlot dès 1964 aux côtés de Louis de Funès dans Le Gendarme de Saint Tropez, il sera surtout l'inénarrable Lieutenant Ernest Laverdure, comparse de Jacques Santi, Tanguy, dans Les Chevaliers du Ciel, série télévisuelle adaptée de la bande dessinée de Charlier et Uderzo.

  • Jacques Martin

    Né à Lyon, petit-fils de Joanes Ducerf, chef de cuisine du Tsar Nicolas II, il fut un comédien, animateur vedette de radio et de télévision, producteur de télévision français de premier plan. Après avoir débuté par le théâtre en 1949, mené une carrière d'humoriste au music-hall avec son compère Jean Yanne, cet amoureux de la bonne chère et du bel canto a produit et animé entre les années 1970 et 1990 de nombreuses émissions de divertissement comme Le Petit Rapporteur, L'École des fans ou Dimanche Martin.

  • Alain Chapel

    Né à Lyon, formé par un cuisinier lyonnais, Jean Vignard, puis apprenti chez Fernand Point à Vienne, il devient grand chef cuisinier au village de Mionnay, en plein cœur de la Dombes, reprenant le restaurant de ses parents Chez la Mère Charles. Meilleur Ouvrier de France, trois étoiles au Michelin en 1973, il est l'un des précurseurs de la Nouvelle Cuisine. Nombre des grands chefs actuels ont été formés à son école intransigeante, dont Alain Ducasse, qui le considère comme son maître et lui a dédié chacun des ouvrages qu'il a fait paraître.

  • Max Meynier

    Né à Lyon, diplômé de Sup de Co Lyon (devenue EM Lyon), il se destinait à une carrière de comédien et a tenu plusieurs rôles du répertoire. Il fut un animateur mythique de radio et de télévision, faisant la majeure partie de sa carrière à RTL des années 1970 à 1980 avec l'émission Les routiers sont sympas (800 000 auditeurs en moyenne chaque soir, pour quatre heures d'antenne quotidienne). Il a aussi créé et produit l'émission Le juste prix à la télévision, en 1988.

  • M. Papillot

    La légende veut que Les Papillotes soient nées à Lyon, dans le quartier des Terreaux, à la fin du XVIIIème siècle, quand le jeune commis d'un chocolatier eut l'idée, pour charmer sa belle qui travaillait à l'étage au-dessus, d'envoyer ses petits mots d'amour enveloppés autour d'une confiserie dérobée au stock de son maître. Selon la version "officielle" de la légende, M. Papillot, le chocolatier, veillant au grain, aurait surpris puis renvoyé l'indélicat, mais ayant trouvé l'idée des plus séduisantes, aurait décidé de la mettre à profit : La Papillote était née. La version officieuse est plus favorable au jeune énamouré, qui épousa la gourmande, qui n’était autre que la nièce du Sieur Papillot.

  • Roger Caille

    Pionnier de l'informatique, il crée sa première entreprise en 1968, la CESI. Ce sera le début d’un parcours exceptionnel qui va le conduire à lancer plusieurs sociétés dont Jet Services en 1973, une entreprise spécialisée dans la messagerie express qui va s’imposer comme le leader français de son secteur. Fondateur du Prisme, club de chefs d’entreprise lyonnais, Roger Caille est à l’origine du lancement de TLM, la télévision locale lyonnaise, et du titre de presse Lyon Mag. Ce patron exigeant et visionnaire va aussi être l'un des précurseurs du sponsoring sportif dans le monde de la voile avec notamment trois records de la traversée de l’Atlantique, puis dans le basket-ball avec l’équipe de Jet Lyon Cro.

  • Famille Berliet

    La famille Berliet est une dynastie d'industriels lyonnais qui a présidé à l'essentiel du développement de l'automobile française des poids-lourds du XXème siècle. Les camions Berliet ont sillonné le mode entier. Devenu enjeu politique pendant la seconde guerre mondiale, les biens de la famille ont été confiqués à la Libération, puis restitués à la famille en 1949. En 1974, les pouvoirs publics imposent à Michelin de céder les entreprises Berliet à la Régie Renault (R.V.I.).

  • Marius Berliet

    Né à Lyon dans une famille de canuts appartenant à la Petite Église, il est l'aîné d'une fratrie de sept enfants. Étouffant rapidement dans la petite entreprise familiale, il construit seul sa première voiture, La Pantoufle, en 1895. Son entreprise privée passe bientôt au stade artisanal puis industriel. Avant de mourir, il transmet à son fils aîné, Paul, la direction de l'empire familial.

  • Paul Berliet

    Fils aîné du fondateur de la dynastie Berliet, il présida l'entreprise de 1954 à 2008, avec pour mot d'ordre une vision à long terme: connaître le passé pour comprendre le présent et mieux imaginer l'avenir. On lui doit notamment l'ouverture de l'entreprise à l'international et l'idée d'un modèle collaboratif avec les pays en développement, pour assurer par la suite leur indépendance. Il fut un fervent partisan du dialogue entre les milieux de la recherche et ceux de l'industrie. Il crée en 1982 la Fondation automobile Marius Berliet.

  • Famille Mérieux

    A l'origine des industrie Sanofi Pasteur, Merial (activité vétérinaire), Biomérieux, du laboratoire P4 Jean Mérieux, De Biomnis, de la Fondation Mérieux et de Bioforce, la famille Mérieux est une dynastie d'entrepreneurs lyonnais de la chimie et de la biochimie fondée par Marcel Mérieux, élève de Pasteur.

  • Marcel Mérieux

    Éminent biochimiste lyonnais, émule et collaborateur de Louis Pasteur, il fonde en 1897 l'Institut Mérieux pour la fabrication de vaccins, réalisant des avancéees majeures dans le traitement de la tuberculose (tuberculine de Kock), le dépistage de la diphtérie et de la fièvre typhoïde. Cet institut est aujourd'hui appelé Sanofi Pasteur et appartient au groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis.

  • Charles Mérieux

    Né à Lyon, après la mort de son père Marcel et de son frère Jean, il reprend la direction de l'Institut Mérieux. Pionnier de la virologie moderne, il prend une part active à la Résistance en créant et animant le premier centre clandestin de transfusion sanguine qu'il déguise sous un laboratoire installé dans les abattoirs de Lyon. Il y produit aussi des doses de sérum riche en protéines qu'il distribue gratuitement aux enfants de la ville sous l'Occupation. Il importe des Etats-Unis nombre de techniques qui permettent des avancées décisives, comme les seringues jetables et le procédé de lyophilisation. On lui doit aussi la création du Laboratoire P4, inauguré en 1999 et de la Fondation Mérieux, dont l'un des objectifs est de faciliter l'accès des populations vulnérables aux soins dans le monde entier.

  • Frères Véron

    Joseph Véron crée en 1946 « les jouets de NOREV ». NOREV est l’anagramme de son nom de famille. Trois de ses neuf frères et sœurs viennent le rejoindre dans l’aventure. Pierre gère le personnel, Paul, la production et Emile, le service commercial.

  • Joseph Véron

    Joseph Véron crée en 1946 « les jouets de NOREV ». NOREV fabrique ses voitures miniatures en matière plastique, et, par la suite, en zamak: qualité, fidélité de reproduction, couleurs éclatantes, prix à la portée du plus grand nombre: le succès est immédiat. Les modèles sont tous créés à partir des plans de constructeurs avec lesquels Norev développe un partenariat. Les enfants des « trente glorieuses » jouent avec les reproductions fidèles des voitures de leurs parents. Une véritable réflexion autour de la communication et du packaging est engagée. Joseph décide de coordonner l’ensemble des images de la firme et confie à P. Alainé, illustrateur, le développement des nouveaux visuels. Le coup de génie se situe dans la décision de proposer chaque véhicule dans une boite unitaire décorée, alors que tous les concurrents sur le marché les présentent dans les cartons contenant plusieurs modèles en libre-service.

  • Émile Véron

    Emile est le benjamin de la famille Véron. Dans un premier temps, il prend en charge le service commercial de NOREV, entreprise fondée par son frère Joseph. A la suite de divergences de points de vue, Emile quitte NOREV et fonde la société Rail Route Jouets en 1961, qui deviendra Majorette. Emile fait deux choix audacieux et novateurs : les voitures miniatures ont toutes la même taille et entrent toutes dans la même boite, au mépris de l’échelle. De plus, un nouveau circuit de distribution est privilégié : bureau de tabac, bazar, postes à essence, grands magasins… Le succès est vite au rendez-vous. Majorette entre en bourse en 1977. Emile, adepte de la participation, distribue des actions à son personnel. En 1993, Majorette est cédée à Idéal Loisirs.